Procrastination

Olivier K., 1er juillet 2018

Remettre au lendemain ce que j’aurai pu faire hier... Les joies simples de l’inaction et les "non faits" qui s’accumulent au cours des ans.
Si cela ne me dérangeait pas, je n’écrirais pas ces lignes. Mais je me rends compte, l’âge aidant, que j’aurai pu faire plus de choses intéressantes dans ma vie...

Je souffre de ce mal quasi incurable : la procrastination où l’art de remettre à plus tard ce que je pourrais faire aujourd’hui...
Il y a un film qui m’a marqué durant ma jeunesse et qui sans doute joué un rôle dans cette tendance au rien faire : Alexandre le bienheureux

Souvent j’ai une idée d’article et je me dis : une petite demi-heure de rédaction et je peux poster. C’est ce que je me suis dis pour le dernier article publié : Ajouter un lanceur KDE au Gnome Dock qui a failli ne pas voir le jour car j’ai tendance à me poser quelque part et me laisser distraire...

Autre motif de renoncement : la difficulté pas insurmontable. Parfois, enfin souvent, il m’arrive de ne pas agir car "ça va être trop long et un peu pénible". Même si je connais dans les grandes lignes la voie à prendre pour résoudre un problème alors je ne fais rien car finalement ce n’est pas si grave si je ne le fais pas et je pourrais le faire sans peine la semaine prochaine ou dans un mois, un an ... Si jamais je m’en rappelle.

Par exemple, l’article citée plus haut aurait dû être fait il y a deux mois : la difficulté était de tester, faire quelques recherche sur le web... J’ai préféré m’embêter quotidiennement à lancer une application en trois à quatre clics plutôt que de chercher une solution pendant une demi heure et trouver un résultat pour la lancer en un clic ;) .

Nous sommes le premier juillet 2018, j’ai enfin décidé de faire quelques efforts chaque jour pour progresser dans l’apprentissage d’un logiciel que je repousse depuis 4 ans : le logiciel de peinture digitale Krita. J’ai vraiment des tas de trucs à faire avec mais la courbe d’apprentissage est telle, du moins c’est ce que j’imagine, que je repousse l’échéance depuis plusieurs années...

La solution : j’ouvre un atelier sur le sujet et je m’oblige à publier un article par semaine.

Il me reste à trouver l’énergie nécessaire pour produire un effort sur le moyen terme (plusieurs semaines de suite).

Les mauvaise habitudes ont la vie dure... Les mauvaises excuses ne tarderont pas à ressurgir et le doux appel au farniente se fera sentir...

C’est le début d’un nouveau match : procrastination vs persévérance.